/// Jamais dos au bar…ou l’inverse

Ce weekend s’est tenu le congrès des audioprothésistes. En tant que graphiste dans une boîte d’audio je n’avais pas d’autres choix que d’y participer. J’ai donc fait les visuels du stand de mon entreprise et découvert la difficulté de faire tourner photoshop en travaillant sur des tailles réelles (2m50 par 2m50) Aie aie… La galère. Et puis forcément en grand, la taille des défauts est multipliée !!! Pas vraiment le droit à l’erreur…

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/// Pause littéraire

Lorsque j’étais une oeuvre d’art… Eric Emmanuel Schmitt

C’est un conte philosophique décalée qui pose la question des limites de l’art mais également de la chirurgie et de la transformation physique. Jusqu’où devons-nous aller avant de dénaturer notre corps?
Tazio, le personnage principal de ce conte grinçant, est d’abord esclave de sa vie. Au bord du suicide, il rencontre un homme qui se dit artiste et qui va changer sa vision des choses et le remettre sur pieds. Il le façonne tel une sculpture à coup d’opérations chirurgicales plus farfelues les unes que les autres. Il le fait passer pour mort et s’amuse à un véritable lavage de cerveau. Il lui fait même perdre sa masculinité. Tazio sera alors de nouveau esclave mais cette fois…de l’art. Il perd son identité pour devenir seulement une enveloppe, un nom sur un socle.
Au final, il y a de nombreux thèmes différents à découvrir derrière cette interrogation sur l’art. C’est ce qui rend ce livre si intéressant. On s’interroge à chaque page et on en apprend même un peu sur soit même.
On regrette peu être un peu le côté trop caricatural du personnage de Zeus-Peter -Lama mais qui est au final contrebalancé par l’attitude de Hannibal, artiste beaucoup moins présomptueux.

 

 

///tatouage et décadence

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis tatouée contre l’avis totalement opposé de mes parents. J’ai tenté de le cacher mais il a fini par être découvert et faire le bad buzz dans la famille. Alors pourquoi, en sachant que ma famille allait mal réagir, ai-je choisi de me faire tatouer?

C’est une démarche tout à fait personnelle qui n’est pas liée à un effet de mode. Non mais owh. J’ai une tête de mouton moi? J’avais besoin, après une période très très difficile de ma vie de reprendre le contrôle de mon corps. J’avais perdu toute confiance en moi, rabaissée par une personne que j’aimais. A partir du moment où cette période de ma vie s’est tournée j’avais envie de le marquer, de me reprouver que j’existais de nouveau. J’ai choisi un dessin que j’ai moi même créé avec toute une série de sens que seule moi puisse vraiment comprendre.

Il faut dire aussi que j’évolue dans un monde de l’image où chaque dessin à un sens, où je dois sans cesse analyser, créer, percevoir…Et forcément au bout d »un moment on souhaite que ces images restent à tout jamais sur son propre corps. Si je m’écoutais j’en ferrais encore des tas mais par respect pour ma famille je m’arrête là (pour le moment) en espérant que les gens comprennent un jour que ce n’est pas une manière de se rebeller mais plus une façons de reprendre confiance en ce corps que l’on ne supporte pas.

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