// Pause BD

Reçue suite à une opération Masse Critique Sequencity, cette BD pleine d’autodérision m’a fait découvrir un auteur talentueux, fan de pâté de foie et de Kouign amann (Un mélange un peu calorique je dois l’avouer…)

Guillaume Bouzard nous livre ici sa vie d’auteur, ses expériences à travers des minis scénettes du quotidien  grâce à un coup de crayon vif et dynamique. A la fois drôle et plein de réalisme, il est de ceux qui m’inspire pour les minis-épisodes dessinés de la vie de Charlie.  Il ne se prend pas au sérieux et se moque constamment de ses petits défauts.

L’utilisation du noir et blanc sur certaines pages me rappelle les BDs Fluide Glacial que je piquais à mon papa étant petite. (réf à André Franquin et ses « Idées Noires »). Même si Guillaume Bouzard est beaucoup moins trash… Souvenirs souvenirs…

Mais si je devais comparé cet auteur à une référence que je connais bien, je choisirais le dessinateur Boulet. Les références de Guillaume Bouzard sont un peu plus ancrées Fluide Glacial et me parlent peut-être un peu moins que celles de Boulet qui sont plus dans un esprit geek actuel. Mais ayant grandi avec cet univers décalé, je ne m’y suis pas perdue et j’ai malgré tout passé un bon moment. Ce n’est pas un gros coup de coeur mais c’est une bonne lecture pour farnienter dans le transat cet été.

 

Feuilletez des milliers de bandes dessinées gratuitement sur Sequencity

/// Pause littéraire

Lorsque j’étais une oeuvre d’art… Eric Emmanuel Schmitt

C’est un conte philosophique décalée qui pose la question des limites de l’art mais également de la chirurgie et de la transformation physique. Jusqu’où devons-nous aller avant de dénaturer notre corps?
Tazio, le personnage principal de ce conte grinçant, est d’abord esclave de sa vie. Au bord du suicide, il rencontre un homme qui se dit artiste et qui va changer sa vision des choses et le remettre sur pieds. Il le façonne tel une sculpture à coup d’opérations chirurgicales plus farfelues les unes que les autres. Il le fait passer pour mort et s’amuse à un véritable lavage de cerveau. Il lui fait même perdre sa masculinité. Tazio sera alors de nouveau esclave mais cette fois…de l’art. Il perd son identité pour devenir seulement une enveloppe, un nom sur un socle.
Au final, il y a de nombreux thèmes différents à découvrir derrière cette interrogation sur l’art. C’est ce qui rend ce livre si intéressant. On s’interroge à chaque page et on en apprend même un peu sur soit même.
On regrette peu être un peu le côté trop caricatural du personnage de Zeus-Peter -Lama mais qui est au final contrebalancé par l’attitude de Hannibal, artiste beaucoup moins présomptueux.

 

 

///Pause littéraire

DSC_0440J’avoue que dans un premier temps c’est la couverture qui m’a attiré. Etant graphiste je suis particulièrement sensible aux images et ces portraits noirs sur fond blanc m’ont intrigués.J’aime cet univers graphique qui se rapproche de la science fiction à la Bilal.
En ce qui concerne l’histoire en lui même, ce roman pour ados, qui au final est dans le fond très adulte,est à comparer aux plus grands de la littérature d’anticipation tel que Barjavel ou encore Huxley.

De mystérieuses phrases s’écrivent sur les mur de la cité Regency.Un groupe d’ados voit alors son monde s’écrouler quand un certain Maître les amène à apprendre ses fameuses phrases et à repenser leur univers de fond en comble. Leur tort dans cette société zombifiée est de savoir encore rêver. Ils sont donc conditionnés, surveillés par des anges (des faucons aux griffes acérés) tout cela pour amener le lecteur à une fin spectaculaire.
Même si le milieu traîne un peu en longueur, la fin relève totalement ce passage à vide et nous laisse éblouit. On ne peut s’empêcher de penser à la propagande sous le régime d’Hitler mais je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir…