Vis ma vie de stressée (et de timide)…

 

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D’aussi loin que je me souvienne, J’ai toujours été stressée et timide (pour moi les deux vont de paire). Je suis stressée face aux gens, donc je me renferme, donc je deviens timide, donc je stress, donc…. Cercle vicieux !

En maternelle je n’osais pas demander à la maîtresse si je pouvais aller aux toilettes, ce qui me conduisait bien souvent à des catastrophes inévitables et particulièrement humides.
En primaire et au collège, je n’osais pas répondre en classe ce qui me valait un beau « TIMIDE » à chaque bulletin. Même chose au lycée mais à la différence que, lorsque mon nom était prononcé pour aller au tableau, mon visage prenait des teintes rosées tendance rouge écarlate et ma main tremblait tellement que je devais parfois la tenir. Première réaction physique et non la dernière….
Présentation en classe, téléphone, prise de RDV, achat chez un commerçant, …Tout ce qui avait une tête, deux bras et deux jambes me faisait partir en courant. Le pire était le téléphone. Je prenais une journée pour passer un appel. Décrocher, raccrocher, respiration,décrocher, tonalité, raccrocher, personne au bout du fil, raccrocher… et ça pendant de longues minutes à la fin desquelles je finissais en pleurs et vidée.
 (Il faut savoir que me retrouver en public n’est pas le seul stress qui me pourrie la vie…retard, rendu de dossier, démarche en tous genres, avion, etcetc…mais la liste serait trop longue donc je me contente du principal)
Aujourd’hui, le téléphone est toujours une torture mais je me soigne. Les exposés oraux me font moins peur et j’ose demander à aller aux toilettes quand il le faut (ouf vous êtes rassurés là?). Je deviens toujours aussi rouge à chaque intervention orale mais je prends sur moi à tel point que je pensais avoir vaincu mon stress.

Monsieur le monstre dans l’estomac

Mais que nenni ! Aujourd’hui, à chaque fois que je vais chez le médecin, la même sentence tombe : « Ah bah mademoiselle, cherchez pas, c’est le stress »…
Tenez par exemple…Depuis quelques années, j’ai de gros soucis d’estomac quasi…quotidien. Examen à l’hosto, médoc, rien n’a fonctionné. J’ai tout essayé et le verdict a fini par tomber : « on ne trouve rien, c’est le stress, il va falloir apprendre à vivre avec ».
Ah oui vivre avec…Mais comment vit-on quand, quotidiennement, votre estomac vous rappelle qu’il existe?  En plus de la souffrance physique engendrée par des reflux très douloureux, je suis obligée de composer avec ces drôles de bruits qui s’échappent de moi. J’ai un petit monstre qui se réveille au fond de mon corps et il n’est pas très sympa! Appelons le Jean-Mich pour la suite…
Je ne vous raconte pas quand je dois passer un examen écrit et queJean-Mich décide de faire la fête…Tenez, J’ai en partie louper mon bac à cause de ça….
Jean-Mich adoreee les soirées. Il pointe toujours le bout de son nez à chaque soirée que je passe une bière à la main. Il est anti-alcool ce petit ! Du coup, op op je finis mes soirées avant tout le monde pour aller me coucher et le calmer !
Si je ne le fais pas, je souffre tellement que je suis à deux doigts de tomber dans les vapes. Et le trajet du retour en devient très compliqué…
M’enfin j’ai appris à vivre avec…Mais depuis quelques mois, j’ai des nouveaux symptômes qui s’ajoutent à la petite liste ! Sortons le champagne pour fêter ces nouveaux-nés !!

Psoriasis

Vous avez déjà eu de l’eczéma ? Genre partout dans les cheveux et sur le visage? Et bien voilà à quoi ressemble le psoriasis. (pour résumer, l’explication scientifique vous sera fournie par Google)
« Owh mais ça se voit à peine tu exagères ! » Merci au maquillage !!! Esthétiquement c’est gênant mais au niveau de la démangeaison quotidienne, je ne vous en parle même pas… C’est HORRIBLEMENT gênant. Je me sens sale et moche mais…je dois apprendre à vivre avec parce que…c’est le stress.

Angoisse nocturne

Depuis quelques semaines, je me réveille souvent en pleine nuit au bord de l’agonie. Parce que oui…j’étouffe. Le noir m’attire et m’emprisonne à tel point que, dans un état semi-comateux, je cherche à tout prix à accéder à ma fenêtre pour l’ouvrir. J’ai l’impression de mourir et que rien ne pourra jamais me calmer. Ma gorge se serre et mes poumons éclatent. Je panique…Et à ce moment je ne pense qu’à fuir…Fuir de ce pays, fuir de ma situation… Et en passant, je fais peur à Monsieur chéri …
Je pensais avoir vaincu mon stress mais non…Mon corps en décide chaque jour autrement. Il m’apporte chaque jour son lot de souffrance. Je rêve d’une vie plus saine, dans une ville moins stressante.
En attendant je compose avec…J’ai même essayé de me mettre au yoga !!! =) Mais j’avoue que ce n’est pas facile tous les jours. Et parfois, je préfère me couper de toute vie sociale plutôt que de m’épuiser à lutter…
En tous cas si vous avez des techniques miracles pour mener au mieux ce combat contre le stress, je suis preneuse !!!
En attendant, j’ai besoin de vacances !!!
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// L’Improbabilité de l’amour de Hannah Rothschild

 

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Quel bonheur !

Cela faisait quelques temps que je n’étais pas tombée sur « un bon roman ». Merci Hannah Rothschild d’avoir éclairer mon paysage littéraire. (et Merci les éditions Belfond ainsi que l’équipe Babelio de m’avoir permis de le lire!!)

J’ai adoré et pourtant mon coup de coeur n’a pas été immédiat… En lisant le résumé j’avais quelques a priori, qui je vous rassure, ont très vite été effacés.
Les déboires amoureux d’Annie étaient mis en avant alors que finalement, cette partie du roman est loin d’être la plus importante.Elle construit le personnage mais n’est pas l’intrigue principale. Or j’avais peur de tomber sur une histoire à la Marc Levy : elle est seule, ils se rencontrent autour d’un tableau, c’est le coup de foudre et ils vécurent heureux blablabla…(désolée pour les fans incontestés de Marc Levy…les autres comprendront)

Mais nous sommes loin d’une histoire à l’eau de rose. Au contraire !!

De plus,Annie se fait vite voler la vedette par le tableau de Watteau, qui est finalement le personnage principal de cette histoire. Hannah Rothschild le personnifie au point de lui attribuer des émotions et un caractère. (Et il se la joue plutôt starlette ce petit tableau !) Les passages vus par le tableau sont drôles, cynique et rafraîchissants !

Par ces nombreux personnages, Hannah Rothschild nous fait traversé le monde de l’art et ses galeries majestueuses. Entre luxe, ragots et décadence, on observe les différents protagonistes à travers les yeux d’une jeune femme comme vous et moi. La critique d’art, la restauratrice, le riche business man qui n’y connait rien et achète sans compter, et j’en passe et des meilleurs…
Sans caricaturer, ni tomber dans l’excès, l’auteur est toujours juste et créer des personnages réalistes au caractère attachant.

La place de Hannah Rothschild dans le monde de l’art lui permet de placer quelques anecdotes sans jamais être trop indigeste !(Première femme à diriger le conseil d’administration de la prestigieuse National Gallery, ce n’est pas rien !!)
Ô joie! Enfin un auteur qui ne nous assomme pas de ses connaissances au point d’en faire une liste prétentieuse de bavardage inutile montrant seulement sa supériorité intellectuelle.
Passionnant !

J’ai lu quelque part, que l’Improbalité de l’amour était comparé au Chardonneret de Donna Tartt. Ce n’est pas totalement faux. L’univers et le style d’écriture sont très proche. Mais le Chardonneret est à mon sens beaucoup plus dramatique.

Dans tous les cas, foncez lire ces deux magnifiques romans !

// One day one picture

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Non non je ne suis pas mourrue !!!! J’ai des journées très peu motivantes en ce moment. Du coup c’est métro boulot dodo…Et je ne prends même plus le temps de mettre mon blog à jour ! Shame on me !

Mais je croquite toujours beaucoup à droite à gauche. Je retravaille mon style et la couleur pour revenir en pleine forme !!