/// Pause littéraire

Lorsque j’étais une oeuvre d’art… Eric Emmanuel Schmitt

C’est un conte philosophique décalée qui pose la question des limites de l’art mais également de la chirurgie et de la transformation physique. Jusqu’où devons-nous aller avant de dénaturer notre corps?
Tazio, le personnage principal de ce conte grinçant, est d’abord esclave de sa vie. Au bord du suicide, il rencontre un homme qui se dit artiste et qui va changer sa vision des choses et le remettre sur pieds. Il le façonne tel une sculpture à coup d’opérations chirurgicales plus farfelues les unes que les autres. Il le fait passer pour mort et s’amuse à un véritable lavage de cerveau. Il lui fait même perdre sa masculinité. Tazio sera alors de nouveau esclave mais cette fois…de l’art. Il perd son identité pour devenir seulement une enveloppe, un nom sur un socle.
Au final, il y a de nombreux thèmes différents à découvrir derrière cette interrogation sur l’art. C’est ce qui rend ce livre si intéressant. On s’interroge à chaque page et on en apprend même un peu sur soit même.
On regrette peu être un peu le côté trop caricatural du personnage de Zeus-Peter -Lama mais qui est au final contrebalancé par l’attitude de Hannibal, artiste beaucoup moins présomptueux.